Le Quotidien d'Oran
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Jeudi 09 novembre 06:26

Affaire des 81 kg de cocaïne: Les prisonniers suspendent la grève de la faim

Affaire des 81 kg de cocaïne: Les prisonniers suspendent la grève de la faim
Les
condamnés de l'affaire des 81 kg de cocaïne, qui étaient entrés en grève de la
faim à la mi-octobre pour voir écopé de 15 années de réclusion criminelle, ont
suspendu leur mouvement, a-t-on appris d'une source proche du dossier. Outrés
par «l'iniquité du verdict», les parents des condamnés avaient réagi, d'abord,
en observant un sit-in devant le Palais de justice avant de prendre attache
avec des organisations des droits de l'Homme pour dénoncer «le sacrifice de
leurs enfants en lieu et place des véritables responsables du trafic», selon
les termes de l'un des parents. «Ces personnes sont les victimes collatérales
d'un conflit qui oppose trois institutions de sécurité», avait soutenu l'un des
avocats lors du procès qui s'était tenu le 27 septembre dernier au pôle
spécialisé d'Oran, en citant «la marine, la sécurité militaire et gendarmerie
nationale.» Un appel avait été interjeté par la défense au lendemain de
l'énoncé du verdict, et le procès en appel a été fixé pour le courant du mois
de novembre à la cour d'appel d'Oran. Trente-et-une personnes avaient été, pour
rappel, jugées par le pôle pénal spécialisé d'Oran pour détention,
commercialisation, distribution de drogue suivant l'article 17 de la loi 04-18
portant prévention et répression de l'usage et du trafic illicites de
stupéfiants et de substances psychotropes.

Lors
du procès, les accusés avaient plaidé l'innocence et dénoncé des sévices dont
ils auraient fait l'objet lors des interrogatoires dans les locaux des services
de sécurité. Le représentant du ministère public avait requis 15 années de
réclusion criminelle contre tous les accusés sans définir le degré de
responsabilité de chacun.

Les
avocats, eux, avaient plaidé la relaxe de leurs mandants en insistant sur
l'absence de preuves matérielles justifiant la peine requise et en remettant en
cause le dossier de l'accusation. Certains avocats s'en sont pris aux trois
services de sécurité (gendarmerie, marine et sécurité militaire) qu'ils ont
accusés «d'être derrière cette machination qui tend à sacrifier de pauvres
innocents» alors que d'autres ont dénoncé la torture que leurs clients auraient
subie. Seize accusés avaient écopé de 15 ans de réclusion criminelle, 8 ont été
condamnés à 20 ans par contumace et 7 ont bénéficié de la relaxe.

L'affaire
avait démarré par la découverte, en janvier 2015 près des îles Habibas, de 63 plaquettes de cocaïne par des pêcheurs qui
ont alerté les services de sécurité. Une enquête avait été ouverte et avait,
entre autres, déterminé que les caractéristiques physiologiques du produit
stupéfiant étaient similaires à celles de quantités de cocaïne saisies dans
quelques wilayas du pays. Plus de 30 personnes, entre civils et marins, avaient
alors été interpellées et inculpées pour trafic de cocaïne.

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