Le Quotidien d'Oran
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Dimanche 13 août 06:35

Fruits et légumes: Les prix repartent à la hausse

Fruits et légumes: Les prix repartent à la hausse
Après
une accalmie de deux à trois semaines, entre la fin du mois de ramadhan et le
début du mois d'août, les prix des produits agricoles les plus largement
consommés repartent à la hausse. En fait, les prix des fruits et légumes ont
repris l'ascenseur, mais cette fois-ci vers le haut, après une baisse durant la
seconde moitié du mois de juillet.

Alors
que les agriculteurs de la wilaya de Chlef jettent
pratiquement dans les oueds asséchés une partie de leur production de tomate,
les prix de ce produit flambent, paradoxalement, sur les marchés de détail.
Hier samedi, la tomate était vendue sur les marchés du centre du pays, entre Chlef et Alger, entre 40 dinars et 70 DA le kg, a-t-on
constaté. «C'est vraiment anormal, cette situation», commentent les
consommateurs. Autre produit qui a pris les chemins des sommets, la laitue,
vendue entre 140 et 200 DA le kg, alors que les carottes (80 DA/kg), les
aubergines (40 DA/kg), les poivrons entre 80 et 100 DA/kg, restent plus ou
moins dans les moyennes saisonnières. L'approche de l'Aïd el-Kébir n'est pas étrangère à cette surchauffe de la
mercuriale, avec des prix en pleine saison qui défient les bourses et
l'entendement : les haricots blancs sont toujours au-dessus des 180 DA, alors
que les haricots rouges sont entre 140 et 160 DA/kg. Seuls les navets, les
courgettes et l'oignon sont entre 40 et 50 DA/kg, alors que la pomme de terre
est encore à 45 DA/kg en moyenne, si ce n'est un peu plus dans certains marchés
du Centre et de l'Ouest. Le fait est que la période de récolte coïncide avec
l'approche des longs jours de fête de l'Aïd el-Kébir,
avec d'une part une raréfaction des produits qui entrent sur les marchés de
gros et une tendance au stockage des consommateurs, toujours en prévision des
jours fériés. D'autre part, le manque de main-d'œuvre pour la récolte et la
forte demande en cette période estivale de produits agricoles frais ont
également contribué à augmenter la pression, conjoncturelle, sur les produits
agricoles frais, ce qui s'est traduit par une hausse progressive des prix.

Mais,
selon des spécialistes, les prix de gros sont plus ou moins restés dans la
moyenne saisonnière même si, au détail, les marges ont évolué de plus de 50%.
C'est-à-dire un produit comme la tomate, vendue à 10 dinars le kg aux
mandataires, est revendue entre 15 et 20 DA/kg au détaillant qui, lui, ajuste
le prix sur celui du marché, d'où cette différence énorme entre le prix «sur
pied» et le prix rendu au consommateur. C'est à ce niveau que les associations
des consommateurs interpellent à chaque fois le ministère du Commerce pour
mettre en place un système de régulation des prix et lutter contre la
spéculation, en particulier en période de fêtes.

Quant
aux fruits, hormis les pastèques et les melons, les autres spéculations
repartent également à la hausse, dont les nectarines (200 DA/kg), le raison
muscat (entre 230-250 DA./kg), le gros noir à plus de
150 DA/kg ou le Red Globe à plus de 200 DA/kg. Les
poires sont entre 120 et 150 DA/kg, tout comme les pêches, qui arrivent à la
fin de la récolte, ainsi que les prunes.

Par
ailleurs, en dépit de l'approche de l'Aïd, les viandes restent encore orientées
à la hausse, entre 1400-1500 D/kg pour l'ovine, et 1400 DA/kg en moyenne pour
la viande bovine, alors que le poulet est en moyenne à 250 DA/kg, et la viande
de dinde entre 660 à 700 DA/kg en moyenne. Cette année encore, la fête de l'Aïd
el-Kébir, qui coïncide avec les vacances d'été, va
enregistrer un rebond des prix des produits agricoles. Au mois de juin dernier,
en attendant les statistiques du mois de juillet, l'évolution des prix à la
consommation en rythme annuel a été de 6,5% jusqu'à fin juin 2017, selon
l'Office national des statistiques (ONS).

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