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Jeudi 28 septembre 14:30

Il a atteint son niveau le plus élevé depuis deux ans : Le prix du pétrole reprend des couleurs

Il a atteint son niveau le plus élevé depuis deux ans : Le prix du pétrole reprend des couleurs
La hausse a été dopée essentiellement par la tenue du référendum au Kurdistan irakien, sur fond d’éventuelles perturbations des exportations pétrolières de cette région de l’Irak, qui renferme 3% des réserves mondiales de l’or noir. Soit, environ 50 milliards de barils suite aux menaces du Président turc de stopper l’exportation du pétrole du Kurdistan.
Les cours du pétrole ont enregistré, hier, une baisse en fin d’échanges européens après avoir atteint leur plus haut niveau en deux ans, craignant l’avènement de tensions au Kurdistan irakien après un référendum sur l’indépendance de cette région de l’Irak, au terme duquel le oui l’a emporté. Une donne qui vient s’ajouter aux facteurs impactant directement le cours du prix de l’or noir sur le marché mondiale, notamment après les menaces exprimées, lundi dernier, par le Président turc de stopper les exportations de pétrole de la région du kurdisan, passant par la Turquie, et de mettre en garde, hier, contre un risque de « guerre ethnique et confessionnelle » selon les propos de Recep Tayyip Erdogan. Avant lundi dernier, c’était l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qui était sous les projecteurs après sa réunion avec les pays non- membres du cartel, signataires de l’Accord de réduction de la production de l’or noir, en vue de stabiliser le prix du baril, à un niveau acceptable. Dans son point mensuel de suivi de l’accord de baisse de la production, tenu vendredi dernier, à Vienne, les signataires du dit Accord, ont affirmé avoir atteint à «117%» le respect des engagements consignés dans le document en question. L’annonce de la prise de décision, de proroger ou pas, l’accord au-delà de mars 2018, lors de la réunion, prévue fin novembre prochain, à Vienne, des membres et non-membres de l’Opep a conforté fortement la tendance de la stabilisation du cours du marché pétrolier Mondial. Même si des signes encourageants et des déclarations de ministres de l’Énergie des pays signataires de l’Accord sur le pétrole avancent davantage la possibilité de voir cet accord se proroger outre que d’autres pays vont le rejoindre, les donnes géopolitiques commencent à se manifester amplement engendrant des conséquences sur le marché pétrolier. La donne la plus marquante est celle liée aux conséquences à court et moyen termes de la tenue du référendum au Kurdisan outre le résultat du scrutin annoncé, en faveur de «l’indépendance» qui a suscité de vives réactions de condamnation, de Bagdad, d’Istambul, de Téhéran et de Damas pour ne citer que ces pays. Ce qui met la région, notamment à court et moyen termes, sur une voie de nouvelles tensions en plus de celles déjà existantes, ce qui n’est et ne sera pas sans conséquences sur le marché pétrolier mondial. Pour les analystes de Capital Economics « Il est désormais probable que l’Opep étendra son accord au delà du premier trimestre 2018, mais ce n’est pas garanti. Et la Turquie ne bloquera pas les exportations kurdes irakiennes sans une hausse marquée des tensions dans la région» ont –t-ils prévenu. Des tensions si elles venaient de s’exacerber suite au référendum de Kurdistan, celles-ci risquent de perturber l’approvisionnement en pétrole du Kurdistan outre les voies d’acheminement des ressources énergétiques, dont l’or noir.
La baisse brutale des prix du pétrole de 100 dollars le baril avant 2014 à 55 dollars, de nos jours, aujourd’hui, a mis mal les finances et les économies de nombreux pays dépendant fortement des recettes pétrolières, comme c’est le cas de notre pays. Au cours des trois derniers mois, Il faut souligner que les cours du pétrole ont gagné plus de 15%, à un peu plus de 56 dollars le baril pour le Brent de la mer du Nord, résultat attestant de l’efficacité de l’Accord Opep et non-opep sur la réduction de la production pétrolière, pour réduire l’abondance de l’offre par apport à la demande, même si le baril demeure toujours deux fois moins cher qu’à son pic, à la mi-2014. Le ministre russe du pétrole, Alexandre Novak, a préconisé, récemment, que non seulement l’Opep mais aussi d’autres producteurs de pétrole, selon lui «doivent poursuivre leur action coordonnée » pour tenter de rééquilibrer le marché mondial et définir, a-t-il ajouté «une stratégie à long terme, à partir d’avril 2018». Et de déclarer, sur ce sujet que «les fondamentaux du marché pétrolier sont en cours de normalisation» a-t-il indiqué.Karima Bennour

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