Le Soir d'Algérie
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Mercredi 29 novembre 10:57

Les étudiants en colère, suite à la chute fatale de leur collègue Drame à l’Université d’Adrar

Les étudiants en colère, suite à la chute fatale de leur collègue Drame à l’Université d’Adrar
Des centaines d’étudiants de l’Université d’Adrar ont bloqué l’accès au Centre universitaire et aux cités universitaires, suite au décès de leur collègue, en l’occurrence le jeune étudiant Abdallah S. âgé de 22 ans, qui a fait une chute fatale de la fenêtre de sa chambre, a-t-on appris.
Pour rappel, le drame a eu lieu jeudi dernier vers 18h30, quand le jeune étudiant voulait s’adosser à un grillage protégeant la fenêtre de la chambre, ce dernier bascula dans le vide suite à la mauvaise implantation de la protection.
Victime d’un traumatisme crânien, il succomba, malheureusement, à ses graves blessures peu après son évacuation à l’hôpital par les éléments de la Protection civile. Les étudiants ont, donc, brandi des banderoles et scandé des slogans à l’effet d’interpeller les autorités sur l’ouverture d’une enquête pour faire toute la lumière sur cette mort tragique ; comme ils ont soulevé des insuffisances et des défaillances des travaux de réalisation au niveau des cités universitaires, ou encore l’absence d’une ambulance, de produits médicamenteux et bien d’autres besoins des étudiants.
Ils ont également indiqué qu’ils avaient déjà signalé à l’administration la mauvaise qualité et la défectuosité du quadrillage de protection et qu’ils s’attendaient à un tel drame un jour.
De son côté, le directeur des œuvres universitaires de la wilaya, Cherif Seddiki, a déclaré que «la cité universitaire n’est pas entièrement réceptionnée et que certaines de ses structures sont encore en voie de réception, nous allons procéder dans l’immédiat à l’ouverture d’une enquête, avec le concours des services de sécurité et la Direction des équipements publics, pour déterminer les responsabilités de cette perte cruelle».
Notons que le jeune étudiant a été inhumé dans la journée de dimanche dernier, sous une grande protestation des étudiants et de la population. La grogne continue à ce jour.
B. Henine

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