L'Expression
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Dimanche 03 décembre 14:48

Trafic de faux billets : Dix personnes arrêtées à Dar El Beïda

Trafic de faux billets : Dix personnes arrêtées à Dar El Beïda
Un réseau criminel composé de ressortissants africains a été démantelé par la Gendarmerie nationale. A l’issue de cette opération les quelque 10 personnes dont une femme, qui constituaient ce réseau, ont tous été appréhendés par les mêmes services. Ils activaient principalement dans le trafic de faux billets et différents types de drogue, nous fait savoir un communiqué du groupement territorial de la Gendarmerie nationale de la wilaya d’Alger. Il est spécifié que ce groupe s’adonne à ce type de trafic au niveau de la capitale ainsi que des wilayas limitrophes. L’arrestation de l’ensemble des individus du réseau a eu lieu dans l’une des maisons de Dar El Beïda prise comme foyer pour leurs activités, outre la saisie d’une quantité de drogue (kif traité) et neuf passeports ainsi que des cartes d’identité et des permis de conduire falsifiés. Une quantité considérable de boissons alcoolisées a été saisie. On indique par ailleurs, qu’une fois les investigations initiées, les mis en cause seront présentés devant les instances judiciaires pour «constitution d’association de malfaiteurs, possession et trafic de drogue, faux et usage de faux, immigration illégale et possession d’outils utilisés pour le trafic de billets».
Il faut croire que le nombre d’affaires impliquant des ressortissants africains ne cesse de croître ces derniers temps en Algérie. Cette année, les arrestations de ces derniers se sont multipliées si on fait la comparaison avec les années précédentes. Nombre de ces migrants semblent être attirés par le gain facile, par conséquent, ils baignent de plus en plus dans des affaires similaires à celle citée plus haut.
Les statistiques déjà établies en 2008 par les services de la Gendarmerie nationale ont fait état d’une hausse de 20% de l’implication des ressortissants africains dans différentes affaires de criminalité.
Les guerres civiles ainsi que les crises politiques auxquelles sont en proie beaucoup de pays africains ont engendré l’exode de centaines de milliers de personnes vers d’autres pays. L’Algérie a depuis quelques années, connu un flux peu négligeable de ces ressortissants qui viennent en général du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Tchad et du Niger. Depuis, ce flux n’a jamais cessé d’augmenter, notamment à partir de 2015. Sachant que toutes ces personnes sont en situation irrégulière, il est d’autant plus difficile pour eux d’avoir un statut dans une société où le taux de chômage bat déjà des records, vu la conjoncture économique peu favorable. D’aucuns des ressortissants ont donc choisi la voie de la délinquance pour se procurer de l’argent plus aisément et plus rapidement.
Les services de la Gendarmerie nationale recensent régulièrement des affaires qui impliquent des immigrés clandestins. Ce qui n’arrange en rien la lutte contre la criminalité dans notre pays, qui peine à endiguer la délinquance de toutes sortes.
Par ailleurs, cela ne doit aucunement justifier un quelconque mépris envers tous les ressortissants africains. Car, faut-il le souligner, ils n’ont pas forcément tous recours à la violence ou au trafic de tous bords pour subvenir à leurs besoins. On constate d’ailleurs souvent dans certains chantiers au niveau de la capitale, notamment que la main-d’oeuvre est en grande partie constituée de ces migrants.

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